Foire aux questions 

Vous trouverez ci-dessous un grand nombre de réponses aux questions les plus courantes que nous recevons sur l’herpès. Si vous ne trouvez pas la réponse à votre question, n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information.

Afin d’éviter d’alourdir le texte, le masculin sera utilisé.

Comment savoir si je suis porteur de l'herpès?


Sans symptôme, le seul moyen de le savoir est de faire un test sanguin. Ce test permet uniquement de détecter les anticorps au virus de type 1 ou de type 2. Il permet de déterminer votre type d'herpès, mais pas la région de votre corps où il se situe. Par exemple, si vous être positif à l'herpès de type 1, vous ne pourrez pas savoir s'il se situe au niveau buccal ou génital. Les résultats sont donc difficilement interprétables et peuvent être stressants. Avec des symptômes (lésions), le test de dépistage le plus fiable est la culture au niveau des lésions. Vous pouvez consulter votre médecin à cet effet, en lui précisant vouloir passer un test de dépistage pour l'herpès.




C'est quoi la différence entre l'herpès de type 1 et l'herpès de type 2?


Plusieurs pensent que l'herpès de type 1 se retrouve au niveau buccal et que l'herpès de type 2, au niveau génital. Cela n'est pas tout à fait vrai. En effet, l'herpès de type 1, communément appelé feux sauvages ou boutons de fièvre, peut se retrouver au niveau buccal, MAIS il peut également se transmettre au niveau génital. Plus de la moitié des cas d'herpès localisés dans la région ano-génitale seraient attribuables à l'herpès de type 1. Selon l'Organisation mondiale de la santé (2017), 67% de la population de moins de 50 ans serait porteuse de l'herpès de type 1. L'herpès de type 2 se retrouve essentiellement au niveau ano-génital et se transmet très difficilement au niveau buccal. Selon l'Organisation mondiale de la santé (2017), 11% de la population âgée de de moins de 50 ans serait porteuse de l'herpès de type 2.




Est-ce que je peux guérir de l'herpès?


Malheureusement, non. Le virus de l'herpès persiste à vie dans les ganglions. Il n'existe pas de traitement curatif pour le moment. Cependant, plusieurs moyens peuvent être mis en place afin d'éviter l'apparition de récurrences (réactiviation du virus), tels que les traitements médicamentaux, la gestion du stress, une alimentation saine, etc.




Qu'est-ce qui cause des récurrences?


Plusieurs facteurs peuvent favoriser l'arrivée des récurrences. Chaque personne réagit différemment au virus. Ce qui peut être un déclencheur pour une personne peut ne pas l'être pour une autre. Voici quelques exemples de facteurs susceptibles de causer des récurrences:

  • Stress
  • Mode de vie
  • Exposition prolongée au soleil
  • Menstruations ou changements hormonaux en général
  • Fièvre
  • Problèmes ou situations affectant le système immunitaire




Qu'est-ce que je peux faire pour éviter d'avoir des récurrences?


Il est important de savoir que l'activation du virus de l'herpès est souvent reliée à l'état du système immunitaire. Il est donc conseillé d'avoir une bonne hygiène de vie (bonne alimentation, vitamines, faire de l'exercice, avoir un sommeil réparateur, etc.). De plus, développer des stratégies de gestion du stress est également recommandé puisque cela serait lié à la réactivation du virus. Plusieurs moyens peuvent être mis en place afin de réduire son niveau de stress, comme la méditation, l'exercice physique, le yoga, etc. Une autre stratégie est de prendre un traitement en mode suppressif. Celui-ci agit en réduisant le nombre de récurrences, le risque de transmission et la fréquence des excrétions asymptomatiques.




Est-ce que c'est possible d'avoir l'herpès, mais de ne pas avoir de symptômes?


C'est possible. Dans certains cas, les signes peuvent passer inaperçus, ne pas se manifester ou apparaître plus tard après la transmission. Dans la majorité des cas, les symptômes du premier épisode sont la fièvre, des douleurs musculaires et/ou des sensations de brûlure. Les symptômes lors des récurrences sont plus légers. Les plus courant sont un malaise général, des douleurs musculaires, de la fièvre ou des maux de tête. Ces symptômes sont parfois attribuables à d'autres causes, comme la grippe, ce qui peut rendre leur identification difficile pour la personne.




Est-ce que le virus se promène dans le corps?


Non. En cas de récurrences, le virus va généralement toujours toujours apparaître au même endroit. Autrement dit, si vos lésions sont situées sur la bouche, c'est à cet endroit qu'elles vont réapparaître. Le virus ne se déplacera pas jusqu'au niveau génital, à moins de contact direct par la suite (voir la question suivante Comment ça se transmet?) De plus, le virus n'est pas contagieux en tout temps ni partout sur le corps. Il va toujours être actif au même endroit.




Comment ça se transmet?


L'herpès se transmet par contact direct (peau à peau) entre la région affectée (l'endroit où les lésions apparaissent) et une porte d'entrée chez l'autre personne (muqueuse, plaie, microlésion). Pour qu'il y ait une transmission, le virus doit être actif. Il y a trois moments où le virus est actif:

  1. Lorsqu'il y a des lésions apparentes
  2. Lors de prodromes, qui sont des signes avant-coureurs d'une poussée d'herpès apparaissant de quelques heures à 2 jours avant l'apparition d'une lésion (démangeaisons, picotements, rougeurs, fièvre, fatigue). Les prodormes sont présents chez environ 43%-53% des personnes (ASPC, 2016).
  3. Lors de la période d'excrétion asymptomatique, où le virus est en quantité suffisante sur la surface de la peau pour qu'il soit transmis, mais pas en quantité suffisante pour qu'il y ait des symptômes perceptibles. Cette période est imprédictible, mais se produit rarement, soit 3% du temps la première année et environ 1% du temps dès la deuxième année. Le nombre d'excrétions asymptomatiques diminuent donc après une année d'infection. Cela est dû au fait qu'avec le temps, le corps développe de plus en plus d'anticorps afin de combattre le virus.
En dehors de ces trois moments, le virus est en dormance dans les ganglions. Il n'et donc pas possible de le transmettre.




Vous dites qu'il faut une porte d'entrée pour transmettre le virus, mais est-ce que c'est possible de l'avoir à un autre endroit qu'aux organes génitaux et à la bouche?


Oui. Bien que ous retrouvions généralement l'herpès au niveau de la bouche, des organes génitaux et de la région anale, il est possible que le virus soit transmis ailleurs sur le corps. Pour qu'il y ait une transmission, deux conditions sont nécessaires:

  1. Avoir une région où le virus est actif
  2. Avoir une porte d'entrée (lésion, plaie, muqueuse)
Par exemple, si cette porte d'entrée se situe sur les mains et que celle-ci est en contact avec une zone où le virus est actif, la transmission pourrait se faire à cet endroit. C'est là que vous retrouverez les lésions. Ne vous inquiétez pas: parler de possibilités de transmission ne signifie pas automatiquement une transmission!




Est-ce que l'herpès se transmet par le sperme ou les sécrétions vaginales?


Non! Le virus de l'herpès est présent sur la surface de la peau. Lorsqu'il est inactif, le virus persiste dans les ganglions de la colonne vertébrale. S'il s'active, il sort des ganglions et voyage le long des nerfs jusqu'à la surface de la peau. Le virus ne se situe donc pas dans les liquides corporels, soit le sperme, les sécrétions vaginales, le sang, le lait maternel ou la salive. Cependant, si des vésicules (boutons) sont présentes et qu'il y a une fissure dans celles-ci, il est possible que le liquide herpétique qu'elles contiennent se mélange aux liquides corporels. Autrement, le virus ne se retrouve pas dans les sécrétions corporelles.




Est-ce que je peux me le transmettre à un autre endroit sur mon corps?


L'infection à plus d'un site est possible, mais rare. Elle se produit surtout lors du premier épisode d'herpès où la présence minime d'anticorps contre l'herpès n'empêcherait pas le virus d'aller infecter une autre partie du corps. Cependant, comme le virus se désintègre très rapidement à l'air libre, l'autocontamination est très peu probable.




Si j'ai déjà des feux sauvages (herpès buccal), est-ce que je peux me le faire transmettre au niveau génital également?


Si vous êtes déjà porteurs de l'herpès, cela crée une certaine barrière à une nouvelle infection. Par exemple, si vous avez des feux sauvages, votre corps a développé des anticorps et cela lui permet de mieux combattre le virus. Les possibilités de transmission à un autre niveau (au niveau génital par exemple) sont donc réduits.




Si mon/ma partenaire a l'herpès et moi aussi, est-ce que c'est possible de s'infecter entre nous?


C'est possible, mais les possibilités sont assez faibles. Lorsqu'on vous transmet l'herpès, votre système immunitaire va produire des anticorps pour combattre le virus. Ces anticorps sont une barrière à la transmission du virus. Par contre, il faut faire attention au type d'herpès. En effet, si vous et votre partenaire avez le même type d'herpès, les anticorps que vous avez développés réduisent considérablement la possibilité de la contracter à un autre endroit. Dans ce cas, il est recommandé d'appliquer les règles d'hygiène de base, comme se laver les mains après avoir touché directement une zone où le virus est actif. Ainsi, les possibilités, déjà faibles, seront considérablement réduites. Par contre, si vous et votre partenaire avez un type d'herpès différent, vos anticorps créent une barrière, mais une possibilité demeure présente, puisque cette barrière n'est pas étanche. Il vous suffit de prendre les moyens de votre choix (voir la section Comment est-ce que je peux éviter de le transmettre à mon/ma partenaire?) afin de réduire ces possibilités et continuer de vous épanouir dans votre vie et votre sexualité.




Est-ce que c'est possible de le transmettre en dehors des poussées?


La plupart du temps, non. Cependant, c'est possible lors de la période d'excrétion asymptomatique, où le virus est présent en quantité suffisante sur la surface de la peau pour être transmis, mais pas en quantité suffisante pour qu'il y ait des symptômes perceptibles. Rassurez-vous: cette période survient assez rarement. De ce fait, lorsqu'il n'y a pas de symptômes, la possibilité de transmission est faible. D'ailleurs, la prise de traitement en mode suppressif (une fois par jour) réduit les récurrences et l'excrétion asymptomatique La possibilité de transmission au partenaire tombe donc à 1,1% du temps dans l'année et ce, avec ou sans condom.




Combien de temps suis-je contagieux après un épisode d'herpès?


Il est conseillé d'attendre quelques jours à la suite de la guérison complète des lésions (qu'il n'y ait plus de rougeurs) afin de s'assurer que le virus soit complètement inactif. En effet, la période d'excrétion asymptomatique se produirait possiblement quelques temps avant l'apparition des lésions et quelques jours après la guérison.




Est-ce que c'est possible de continuer à avoir une vie sexuelle normale?


Tout à fait! L'herpès ne devrait en aucun cas vous empêcher de vous épanouir dans votre sexualité. Plusieurs méthodes efficaces peuvent réduire les possibilités de transmission. D'ailleurs, le fait d'avoir l'herpès peut amener à communiquer davantage sur la sexualité avec son/sa partenaire et cela peut avoir des effets bénéfiques dans l'épanouissement de sa vie sexuelle.




Dois-je éviter toutes relations sexuelles lors d'un épisode d'herpès?


L'abstinence pendant les récurrences et quelques jours après la guérison est conseillée. Cependant, l'abstinence ne veut pas dire plus de sexualité! Il faut simplement éviter d'avoir un contact direct entre la zone où le virus est actif et une porte d'entrée. Cela peut être une occasion d'explorer d'autres sphères de la sexualité, d'autres pratiques sexuelles.




Est-ce que le condom est efficace pour protéger mon/ma partenaire?


Le condom diminue les possibilités de transmission d'environ 50% lors des relations sexuelles. Pour qu'il soit le plus efficace possible, il doit recouvrir la région où les lésions se manifestent, puisque la transmission se fait par contact direct entre une zone où le virus est actif et une porte d'entrée (plaie ouverte, muqueuse, lésion).




Comment est-ce que je peux éviter de le transmettre à mon/ma partenaire?


Plusieurs méthodes peuvent permettre de réduire les possibilités de le transmettre à mon/ma parternaire. Combinées ensemble, elles sont d'autant plus efficaces.

  • L'utilisation d'un condom interne (féminin) ou externe (masculin) est une bonne méthode puisqu'il diminue la possibilité de transmission de l'herpès ET des autres infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). Un des avantages du condom interne est qu'il recouvre les lèvres du vagin, ce qui offre une protection supplémentaire. Cependant, il faut prendre en compte que le condom ne protège pas toutes les régions pouvant être affectées par l'herpès (cuisses, pubis, fesses, etc.)
  • La digue dentaire (carré de latex utilisé pour le sexe oral, soit les cunnilingus et les annulingus) peut être une méthode de protection efficace pour éviter la transmission lors des relations orogénitales.
  • L'utilisation d'un lubrifiant à base d'eau peut également être conseillée, puisqu'il diminue la friction (donc les microlésions) qui sont des portes d'entrée supplémentaires pour le virus.
  • La prise d'un traitement en mode suppressif (une fois par jour) agirait sur le nombre de récurrences et la possibilité de transmission en le réduisant à 1,1% sur un an, avec ou sans condom.
  • Rester à l'affût des prodromes d'une récurrence, puisque c'est un signe que le virus est actif, donc transmissible.
  • L'astinence sexuelle ou la modification des pratiques sexuelles durant les récurrences et quelques jours après la guérison sont recommandées afin de limiter les possibilités de transmission. Cela veut simplement dire qu'on doit éviter qu'il y ait un contact direct avec la région affectée lors de cette période, mais cela ne veut pas dire d'oublier toute sexualité. C'est le moment d'explorer d'autres pratiques sexuelles et d'autres sphères de la sexualité, telles que la sensualité, les massages érotiques, la masturbation mutuelle, etc.
  • La divulgation rapide aux partenaires est conseillée puisqu'elle permet de mieux négocier le port du condom et d'établir des stratégies pour prendre soin de la santé sexuelle des deux partenaires, réduisant ainsi les possibilités de transmission (Money et al., 2008) Bref, il est important de se questionner pour identifier quelles méthodes vous conviennent le mieux et celles que vous êtes le plus à l'aise d'utiliser.




Est-ce que je suis obligé de le dire à mon ou ma partenaire?


Il n'y a pas d'obligation de dévoiler l'herpès à son ou sa partenaire. Il s'agit d'un choix personnel. Dans le cas où vous décidez de faire un dévoilement, sachez qu'il y a différentes manières de le faire. Vous pouvez vous référer à la question suivante.




Comment est-ce que je peux dévoiler à mon ou ma partenaire?


Il y a plusieurs manières de faire un dévoilement. Ce qu'une personne peut être à l'aise de faire, une autre peut ne pas l'être. Voici donc quelques pistes de réflexion pour faciliter le dévoilement. La motivation Il est possible d'aller vérifier vos motivations personnelles à faire ce dévoilement. Qu'est-ce qui vous encourage à en parler? Pour pousser votre réflexion plus loin, qu'est-ce qui vous motive à en parler à cette personne en particulier? Déjà, en identifiant ces éléments, vous aurez une meilleure idée de la manière d'aborder la discussion. Par exemple, si vous souhaitez en parler à votre partenaire parce que vous vous sentiez en confiance dans la relation, il est possible de commencer la discussion en disant à la personne que vous vous sentez en confiance et que vous souhaitez lui faire part d'une situation que vous vivez. De plus, il est recommandé d' identifier ses attentes. Qu'est-ce que vous souhaitez retirer de ce dévoilement? En plus d'identifier vos attentes personnelles, il serait intéressant d' identifier vos attentes pour l'autre. Qu'est-ce que vous espérez de la part de l'autre à la suite du dévoilement? Quelles sont vos attentes face à sa réaction? Quelles sont vos attentes quant à ce que l'autre personne va faire des informations que vous lui donnez? Le message Tout d'abord, il est possible de réfléchir au message que vous souhaitez transmettre. Un élément pouvant causer du stress chez une personne est la manière dont sera présenté le sujet. Pour certain.e.s, ce sera fait de manière plus ou moins explicite. Par exemple, en laissant la brochure Info-Herpès ou sa médication (antiviraux, s'il y a lieu) à la vue, en allant faire un test de dépistage avec son ou sa partenaire, en testant le terrain pour évaluer la réaction de l'autre afin de bien construire son message, etc. Par la suite, il est possible de réféchir au choix des mots utilisés. Voici quelques exemples:

  • Porteur ou personne vivant avec l'herpès au lieu d'infecté
  • Épisodes d'herpès au lieu de crises d'herpès
  • Possibilités ou probabilités de transmission au lieu de risques de transmission
  • Transmissible ou le virus est actif au lieu de contagieux
  • ­Dire que vous avez l'herpès ou que vous vivez avec l'herpès au lieu de dire que vous avez attrapé l'herpès
Ensuite, certaines personnes peuvent vous questionner à la suite de votre dévoilement. Ces questions peuvent être intrusives et, parfois même, porter un jugement. Il serait intéressant de s'y préparer, par exemple en s'informant et lisant sur le virus afin d'y être mieux préparé. Internet peut être une bonne source d'information, mais il est important de rester vigilant face aux informations retrouvées. Souvent, des sites web vont se servir d'exemples extrêmes pour capter l'attention du public sur un sujet. Il est pertinent de vérifier les sources d'informations des sites afin de voir si elles sont crédibles et officielles. Vous pouvez nous écrire pour avoir des réponses à vos questions (info@infoherpes.org) ou nous appeler (1-844-847-4242). Pour d'autres sources fiables, vou pouvez consulter la bibliographie de la FAQ au bas de la page. Il est pertinent d' identifier vos limites. Par exemple, le contexte dans lequel la transmission a eu lieu, les impacts que cela a eu sur vous, etc. Prenez également en considération ce que vous savez des connaissances de l'autre par rapport au virus. Lors d'un dévoilement, vous n'êtes pas obligé de tout dire, si vous n'êtes pas à l'aise de partager certaines informations personnelles. De plus, vous n'avez pas à jouer le rôle de spécialiste si vous ne vous sentez pas à l'aise d'éduquer votre partenaire sur le virus. Il peut être pertinent de connaître certaines informations, mais vous n'êtes pas obligé de tout connaître sur l'herpès. Vous pouvez cibler des ressources (comme Info-Herpès) que votre partenaire pourra contacter s'il/elle se pose des questions plus pointues. Le contexte Au niveau du contexte, l'endroit et le moment peuvent être planifiés. Pour l'endroit, vous pouvez identifier où vous vous sentez le plus en confiance et en sécurité, que ce soit en personne (chez soi, chez votre partenaire, dans un lieu public, etc.) ou à distance (par téléphone, texto, courriel, Skypa/FaceTime, etc.). Demandez-vous à quel moment vous êtes le plus à l'aise d'en parler (au début ou à la fin de la rencontre, avant/après une relation sexuelle, etc.) Soyez sensible à l'état de votre partenaire afin de savoir s'il/elle est disposé.e à vous écouter lors du dévoilement. Si la personne a eu une mauvaise journée ou une mauvaise nouvelle récemment, il se peut qu'elle soit moins réceptive à votre divulgation. Un élément important est d'être à l'écoute de soi-même. Il est important de se questionner à savoir si vous êtes prêt.e à faire ce dévoilement et si vous êtes à l'aise de le faire. Êtes-vous disponible en ce moment pour recevoir les émotions de l'autre? Si vous avez eu une mauvaise journée, il est probablement mieux d'attendre à un autre moment. Voilà quelques conseils et questions pour guider votre réflexion et votre préparation au dévoilement si vous souhaitez le faire. Nous tenons à vous rappeler que le dévoilement du virus de l'herpès n'est pas obligatoire et qu'il s'agit d'une décision personnelle selon votre aisance.




Est-ce que je dois laver mes draps de lit à chaque fois que j'ai un épisode d'herpès?


Pas obligé! La transmission indirecte est execptionnelle. L'herpès ne se transmet pas par les objets de la vie de tous les jours (ex. par le siège de toilette, une serviette, un verre, les ustensiles, les drapts de lit, etc.) Le virus se désintègre très rapidement (en l'espace de quelques secondes) lorsqu'il est en dehors du corps humain. Il faudrait un contact immédiat et une porte d'entrée (ex. lésions, muqueuse) pour qu'il y ait une possibilité de transmission de cette façon.




Est-ce que c'est possible de contracter l'herpès chez l'esthéticien.ne lors de mon épilation?


Non. Le virus de l'herpès n'est pas transmis sur des objets, comme les instruments d'épilation, puisqu'il se désintègre rapidement sur les surfaces (quelques secondes). Par contre, l'épiilation peut causer des traumatismes sur la peau ou des microlésions qui peuvent venir réactiver le virus. Il se peut donc que vous ayez une récurrence à la suite de votre visite chez l'esthéticien.ne pour cette raison.




Je suis en couple monogame exclusif depuis X temps et mon/ma partenaire vient de recevoir un diagnostic d'herpès, est-ce que cela signifie qu'il/elle a été infidèle?


Pas nécessairement. La première manifestation du virus ne concorde pas toujours avec le moment de l'infection. Parfois, les premiers signes (fièvre, douleurs musculaires, sensation de brûlure, etc.) peuvent passer inaperçus et la personne peut les attribuer à autre chose, comme une grippe. Parfois, l'herpès est asymptomatique (sans symptômes), puis se manifeste quelques années plus tard. Plusieurs raisons peuvent expliquer l'arrivée de lésions causées par l'herpès, mais ce n'est pas automatiquement parce que votre partenaire est infidèle.




Est-ce que je peux avoir des enfants si je suis porteur de l'herpès?


Bien sûr! La transmission de l'herpès lors de l'accouchement est très rare. Il et conseillé d'avoir un suivi médical rigoureux avec votre médecin. Il est également possible de prendre des antiviraux à partir de la 36ème semaine de grossesse. En cas de doute, l'accouchement par césarienne sera préconisé. En bref, une discussion avec votre médecin est la meilleure option pour déterminer la marche à suivre.




J'ai besoin de parler à quelqu'un...Quelles sont les ressources pour moi?


Nous offrons plusieurs services de soutien:

  • Du soutien à distance par téléphone (1-844-847-4242) et par courriel (info@infoherpes.org)
  • Des groupes de soutien mensuels (section Évènements du site web)
  • Des ateliers sexologiques sur différents thèmes
  • Du soutien individuel/relation d'aide (sur demande)




Bibliographie


Foire aux questions créée par Andréanne Dupont et Ludovick Ouellet-Harvey 1 – Agence de santé publique du Canada. (2016). Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement. Section 5 : Prise en charge et traitement d’infections. Infections génitales au virus Herpes simplex (VHS). 2 – Organisation mondiale de la Santé. (2017). Herpès (virus de l’herpès). Repéré à http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/herpes-simplex-virus 3 – Association Canadienne de santé publique. (2017) Réduire la stigmatisation et la discrimination par la protection de la vie privée et de la confidentialité. Récupéré le 13 février 2017 au file:///C:/Users/andre/OneDrive/Telechargement/Reducing-Stigma-and-Discrimination-FR.pdf 4 – Bickford, J. Barton, S.E. et Mandalia, S. (2007). Chronic genital herpes and disclosure… The influence of stigma, International Journal of STD & AIDS, 18(1), 589–592. 5 – Code civil du Québec, RLRQ c CCQ-1991, consulté le 2018-11-10 6 – Corey L,Wald A, Patel R, Sacks SL, Tyring SK, Warren T et al. (2004). Once-daily valacyclovir to reduce the risk of transmission of genital herpes, New England Journal of Medecine, 350(1), 11–20. 7 – Clinique l’Actuel. (2015) Santé sexuelle, ITSS, Herpès, Comment annoncer à son partenaire qu’on est atteint de l’herpès. Récupéré le 10 décembre 2015 de http://cliniquelactuel.com/Comment-annoncer-a-son-partenaire-qu-on-est-atteint-de-l-herpes . 8 – Foster, L.R. et Byers, E.S. (2013). Comparison of the sexual well-being of individuals with and without a herpes and/or human papillomavirus infection diagnosis, International Journal of Sexual Health, 25(1), 148–162. 9 – GlaxoSmithKlineInc. (10 aout 2015). Monographie de produit Valtrex. 42p. 10 – SOSHerpès. En route vers l’acceptation. Récupéré le 03 novembre 2016 de http://sosherpes.com/la-route-vers-acceptation/ 11 – Herpes Ressource Center. (2016) Herpes myths vs facts. Récupéré le 11 janvier 2016 de http://herpesresourcecenter.com/herpes-myths-vs-facts 12 – INESSS.(2012) Guide sur le traitement pharmacologique des ITSS : Herpès génital. Récupéré le 11 février 2016 de https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Outils/Guides_ITSS/herpes_GUIDE_ITSS_17jan.pdf 13 – INSPQ.(2012) Surveillance des infections transmissibles sexuellement et par le sang. Rapport intégré : épidémiologie des infections transmissibles sexuellement et par le sang au Québec 14 – LeGoff, J. (2008). Difficultés d’interprétations de la sérologie herpétique, Revue francophone des laboratoires, 406(1), 61-66. 15 – Merin, A. et Pachankis, J.E. (2011) The Psychological Impact of Genital Herpes Stigma, Journal of Health Psychology, 16(1), 80–90. 16 – Money, D. et Steben, M. (2008b). Herpès génital : aspects gynécologiques. Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, 30(4), 354-361. 17 – Newton, D.C. et McCabe, M. (2008a). Effects of Sexually Transmitted Infection Status, Relationship Status, and Disclosure Status on Sexual Self-Concept, The Journal of Sex Research, 45(2), 187-192. 18 – Newton, D.C. et McCabe, M. (2008b). Sexually transmitted infections : Impacts on individuals an their relationship. Journal of Health Psychology, 13(7), 864–869. 19 – Organisation Mondiale de la santé (OMS). (2015) Deux tiers de la population des moins de 50 ans sont infectés par le virus Herpes simplex de type 1. Récupéré le 13 janvier 2016 de http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/herpes/fr/. 20 – Organisation mondiale de la Santé. (2017). Herpès (virus de l’herpès). Repéré à http://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/herpes-simplex-virus 21 – Steben, M. et K. Sénéchal. (2006) Prévenir la transmission de l’herpès génital : une question de négociation. Le médecin du Québec, Vol. 41, no 1, p.63-67. 22 – Tam, T. (2018) Éliminons la stigmatisation entourant les infections transmissibles sexuellement. Récupéré le 13 février 2018 au http://www.srhweek.ca/fr/blogueur-invite/eliminons-la-stigmatisation-entourant-les-infections-transmissibles-sexuellement





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